ChatGPT au travail : ce que révèlent les données d'OpenAI
OpenAI vient de publier, via sa plateforme OpenAI Signals, ses premières statistiques d'usage de ChatGPT détaillées pays par pays. Le signal le plus net : au travail, les utilisateurs ne se contentent plus de poser des questions, ils font produire — rédaction, code, analyse — plus de deux fois plus souvent qu'en dehors du cadre professionnel. Trois autres tendances complètent le tableau : l'adoption se démocratise dans des zones jusqu'ici en retrait (Amérique latine, Afrique, Océanie), l'usage multimédia progresse plus vite que tout autre cas d'usage, et les plus de 35 ans rattrapent leur retard d'adoption, avec la France en tête des progressions en Europe.

OpenAI vient de publier, via sa plateforme OpenAI Signals, ses premières statistiques d'usage de ChatGPT détaillées pays par pays. Le signal le plus net : au travail, les utilisateurs ne se contentent plus de poser des questions, ils font produire — rédaction, code, analyse — plus de deux fois plus souvent qu'en dehors du cadre professionnel. Trois autres tendances complètent le tableau : l'adoption se démocratise dans des zones jusqu'ici en retrait (Amérique latine, Afrique, Océanie), l'usage multimédia progresse plus vite que tout autre cas d'usage, et les plus de 35 ans rattrapent leur retard d'adoption, avec la France en tête des progressions en Europe.
D'un outil qu'on interroge à un outil qui produit
C'est la bascule la plus significative de cette publication. Dans un contexte professionnel, les utilisateurs de ChatGPT sont plus de deux fois plus enclins à « faire » — c'est-à-dire à demander la production d'un livrable ou l'exécution d'une tâche (rédaction, code, analyse de données) — qu'à simplement chercher une information. Hors du travail, la logique s'inverse : c'est le mode exploratoire, le « je demande pour comprendre », qui domine encore largement.
Ce basculement n'est pas anodin pour qui pilote des équipes ou des outils digitaux : il traduit un changement de posture. L'IA générative n'est plus perçue comme un moteur de réponses, mais comme une brique d'exécution insérée dans un flux de travail — un collaborateur silencieux à qui l'on délègue une tâche plutôt qu'une question.

Une adoption mondiale qui se rééquilibre
Le deuxième enseignement concerne la géographie de l’adoption. Les pays qui partaient avec un usage par habitant plus faible comblent progressivement leur retard sur les précurseurs (Amérique du Nord, Europe de l’Ouest, certains pays d’Asie). Sur le deuxième trimestre 2026, ce sont surtout des pays d’Amérique latine, d’Océanie et d’Afrique qui progressent le plus vite dans le classement mondial par habitant — le Pérou, l’Uruguay et le Costa Rica en tête des gains de position.
L’Amérique du Nord et l’Europe continuent de croître, mais l’écart se resserre : l’IA générative sort progressivement de son cercle initial d’adopteurs précoces pour devenir un outil plus universel.
Le multimédia, cas d’usage qui grimpe le plus vite
Autre tendance à surveiller : la part des échanges liés à la génération, l’analyse ou la récupération de contenus multimédias (images notamment) est celle qui progresse le plus rapidement, avec environ 7,8 % des messages dans le monde — un niveau encore inférieur aux usages historiques (conseils pratiques, rédaction, recherche d’information), mais en nette accélération depuis le lancement d’une nouvelle génération d’outils image au printemps 2026.
Le phénomène est particulièrement marqué en Amérique latine : au Brésil et en Colombie, plus d’un message sur dix relève désormais du multimédia.

Les plus de 35 ans referment l’écart générationnel
Dernier signal, et non des moindres pour qui s’intéresse à l’adoption des outils numériques en entreprise : la part des messages envoyés par des utilisateurs de plus de 35 ans progresse dans la quasi-totalité des pays étudiés, avec une hausse moyenne de 5 points sur un an. Cette lecture repose sur les utilisateurs ayant renseigné volontairement leur âge sur la plateforme.
En Europe, la France et la Tchéquie se distinguent particulièrement : la part des messages envoyés par les 35 ans et plus y a progressé de plus de 10 points en un an, un rythme supérieur à la moyenne du continent — signe que l’IA générative dépasse désormais largement le public technophile ou junior qui l’a portée à ses débuts.
Ce que ça change pour les équipes e-commerce et digitales
Trois implications concrètes se dégagent de cette photographie mondiale :
Repenser les outils comme des exécutants, pas seulement des moteurs de réponse. Si l’usage professionnel se déplace vers le « faire », les cas d’usage à cadrer en priorité sont ceux qui produisent un livrable directement exploitable : brouillons de fiches produit, premières versions de reporting, scripts d’automatisation.
Ne plus réserver l’IA aux profils juniors ou « tech-friendly ». La progression des 35 ans et plus, notamment en France, indique que la formation et l’accompagnement doivent désormais toucher l’ensemble des équipes, pas uniquement les early adopters.
Anticiper la montée du multimédia. Génération et analyse d’images vont probablement s’inviter davantage dans les usages e-commerce (visuels produits, modération, analyse de contenus concurrents), et mériteront un cadrage au même titre que le texte aujourd’hui.
Conclusion
Ces données confirment une trajectoire déjà pressentie : l’IA générative quitte le registre de l’outil qu’on consulte pour devenir un outil qu’on mobilise dans le flux de production, et ce dans un nombre croissant de pays, de générations et de formats. Pour les organisations, l’enjeu n’est plus de savoir si l’adoption va se généraliser, mais de structurer dès maintenant les usages, la formation et la gouvernance qui l’accompagnent.
Source : OpenAI, From asking to doing: How the world is putting ChatGPT to work, OpenAI Signals, 6 août 2026. Lire l’article original - Cet article a été rédigé avec l’assistance d’un modèle d’IA (Claude, Anthropic), à partir de l’analyse de la publication originale d’OpenAI.


